Fermeture de captages

mercredi 14 février 2007.
 
L’Etat français, menacé par l’Europe d’avoir à payer de lourdes amendes pour la non-conformité de 29 captages d’eau potable, a choisi pour y échapper ce que l’on pourrait appeler « la politique de la terre brûlée ». La France mise en garde depuis de nombreuses années n’a pas su ou voulu répondre aux exigences justifiées de l’Europe dans le domaine environnemental. Il convient de ne pas se tromper de cible, l’application de la législation européenne, en amont, aurait permis d’éviter la fermeture 13 captages en les rendant propres à la consommation. Au lieu de cela En Bretagne, on continue de polluer, et on ferme ! La FAPEN demande à l’Etat de prendre ses responsabilités et de ne pas fermer ces captages dont nous avons le plus grand besoin pour assurer notre approvisionnement en eau potable. Nous demandons que les mesures appropriées -diminution significative du cheptel , donc refus des extensions des élevages porcs sur caillebotis et volailles confinées (sans exceptions), respect de la protection des périmètres de captage- soient prises d’urgence et de façon contraignante ;. Nous demandons que les « petits » captages, notamment les captages communaux soient conservés et correctement protégés. Outre l’augmentation des risques environnementaux que cette décision va inévitablement entraîner, nous devons être conscients du coût exorbitant des interconnections et ré-aménagements à effectuer, et qui seront à la charge des consommateurs, les pollueurs n’étant, en l’occurrence, pas les payeurs. Dans une période électorale où chacun se gargarise d’écologie, il est inadmissible de pénaliser financièrement ceux des agriculteurs qui ont choisi de ne pas polluer et qui, pour certains en Côtes d’Armor, jeûnent tous les week-ends depuis septembre 2006, de même que ceux qui ont adhéré à la politique « Bassins Versants » et qui voient ainsi leurs efforts anéantis. Cette décision de fermeture de captages qui auraient dû être protégés depuis longtemps ajoute l’injustice à une insultante incurie, et au mépris des citoyens.
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